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5 leviers à actionner pour regagner de la trésorerie sans bloquer les paiements fournisseurs

 

Le nerf de la guerre pour permettre aux entreprises de passer cette crise sanitaire est le maintien des paiements inter-entreprises. Voici donc 5 actions concrètes pour retrouver de la trésorerie sans toutefois bloquer ou rallonger vos paiements fournisseurs.

 

On ne le dira jamais assez, pour ne pas gripper l'ensemble du système économique français les entreprises quelle que soit leur taille doivent au maximum maintenir et honorer leurs engagements auprès de leurs fournisseurs. Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, tout comme le Médiateur des Entreprises, Pierre Pelouzet, pour ne citer qu'eux ont rappelé avec force à plusieurs reprises l'impérieuse nécessité de ne pas geler les paiements fournisseurs au risque de créer un effet domino catastrophique. "Malheureusement c'est pourtant bien souvent le premier réflexe de défense des entreprises ", souligne Nicolas Goncalves, directeur général d'EPSA, spécialiste de la performance opérationnelle qui accompagne les entreprises de toute taille. Parce qu'aujourd'hui toutes les entreprises sont exposées à des difficultés de trésorerie et des difficultés opérationnelles, Nicolas Goncalves propose 5 actions concrètes sans toucher aux paiements fournisseurs :

1. Activer les dispositifs d'Etat sans délais

Cela a déjà été dit mais la première chose à mettre en place si cela n'a pas encore été fait est le report de paiement des charges sociales et de l'impôt sur les sociétés. Dans le même temps activer le dispositif d'accélération du remboursement du crédit d'impôt 2020 (le CIR notamment) et faire des demandes de prêt et subventions qui existent à plusieurs niveaux y compris au niveau local. Largement utilisé par les entreprises, le dispositif de chômage partiel est également activable.

2. Activer les dispositifs portés par les banques (notamment le PGE) et BPI

Le PGE (prêt garanti d'Etat) est le rouleau compresseur des aides au financement. Il représente un financement majeur pour les entreprises et peut représenter jusqu'à 25% du CA 2019. BPIfrance peut également proposer un prêt à taux rebond. Les banques traditionnelles peuvent si la demande leur est faite, geler les remboursements des prêts professionnels. Il convient de rappeler toutefois que sur le volet bancaire, ces aides ne seront pas plus accessibles aux entreprises en difficulté avant la crise.

3. Engager une action d'optimisation des charges

Les charges sociales et fiscales sont source d'optimisation importantes pour les entreprises. Concernant les charges sociales par exemple, le dispositif de réduction générale pour les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC est un dispositif très technique mais qui permet de remonter sur les 36 derniers mois et de faire des économies substantielles. Et si les procédures de contrôle des URSSAF ont été totalement suspendus en revanche ces dernières ont tendance à rembourser plus rapidement. Pour toute demande fondée juridiquement et bien documentée, les remboursements seront effectués. La marge de manoeuvre en termes d'optimisation est importante notamment dans les secteurs du BTP, des services aux entreprises (nettoyage, gardiennage et sécurité, accueil), les transports, les secteurs pharmaceutique et chimie également. En moyenne les remboursements avoisinent 2 à 3 % de la masse salariale.

4. Optimiser les achats

La révision de certains contrats achats permettra une réduction significative des coûts. Là aussi la marge de manoeuvre pet être importante notamment sur les achats d'énergie. Le coût de l'électricité, de l'eau et du gaz a beaucoup baissé. En renégociant ces contrats il est possible de faire une économie de 20% en moyenne.

5. Engager des plans de performance

Pour se projeter à plus long terme et faciliter la reprise future, mener des plans de performance opérationnels ne peut qu'être bénéfique. Cette crise à mis au jour les failles et fragilités des entreprises, il est donc important de mener une réflexion sur l'efficacité opérationnelle des processus, des méthodes de travail et de production. A défaut de savoir ce qui va se passer exactement, travailler à améliorer les organisations et les process ne peut que générer de la marge de manoeuvre supplémentaire, capitale en temps de crise.

Source : daf-mag.fr : 9 avril 2020

Coût du travail élevé et compétitivité insuffisante résonnent symptomatiquement dans notre (in)conscience collective sur fond de campagne électorale. À qui profite l'optimisation des cotisations sociales (OCS) proposée par les cabinets d'audit opérationnels ? Comment sont réaffectées les économies de charges sociales générées dans les entreprises ? Quelle précaution convient-il de prendre ?

 

Optimiser les cotisations sociales, pourquoi ? 


Avoir une paie juste et conforme est une chose, se prémunir et s’assurer contre les risques de surcotisations en est une autre. Selon l’étude menée en 2010 par la Junior ESSEC pour le SYNCOST (le Syndicat des Conseils opérationnels en optimisation des coûts) portant sur la "perception des conseils opérationnels en optimisation des coûts" auprès de 200 décideurs financiers , il ressort que "pour 86 % des DAF, la démarche d’optimisation des coûts fait désormais partie des bonnes pratiques de gestion au quotidien (contre 82,8% en 2008)".

Certes, dans cette étude, l’optimisation des coûts est toutefois appréhendée au sens large bien au-delà des audits de charges sociales, mais touche également la fiscalité, les achats et frais généraux, les subventions, le compte fournisseur, etc.


Parmi les bénéfices attendus d’une telle démarche, les directeurs financiers interrogés considèrent que le recours à l’optimisation des coûts :


- A un impact direct sur la rentabilité de l’entreprise (pour 93,4% d’entre eux),
- Est une solution générant des économies durables (80,4%),

- Représente un avantage concurrentiel à moyen et long terme (72,8%).


Être accompagné d’un expert au fait de l’actualité sociale et des opportunités offertes par les textes et la doctrine 


Au-delà des textes de loi touchant à la réglementation sociale, qui a pour socle le Code de la Sécurité sociale, le Code du travail et le Code général des Collectivités territoriales, mais aussi l’incontournable LFSS (Loi de Financement de la Sécurité sociale), il faut prendre en compte la doctrine sociale s’exprimant par les circulaires, les instructions, les lettres collectives et réponses techniques.

En 2011, on dénombre ainsi 125 circulaires d’application de l’ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité sociale), la caisse nationale des URSSAF, et tout autant de la Direction de la Sécurité sociale, sans parler des évolutions conventionnelles et de la jurisprudence impactant régulièrement l’environnement des entreprises.


Cette donne offre diverses opportunités d’optimiser les cotisations sociales en apportant des réponses à des situations particulières, complexifiant davantage l’application des textes de loi tout en comblant des vides juridiques via l’introduction de tolérances ou de dérogations. L’Administration, de son côté, n’est pas non plus à l’abri d’erreurs de calcul ou d’interprétation (on le voit notamment en matière de tarification des accidents du travail).

L’OCS est quelque part au social ce que le fiscaliste est aux impôts


Ce dernier va étudier de fond en comble la déclaration d’un contribuable lambda, pourtant correctement remplie afin d’identifier d’éventuelles possibilités de réduction ou d’optimisation de sa déclaration d’impôt sur le revenu ou de sa taxe foncière.


En matière d’optimisation sociale, il est courant de rencontrer par exemple le contexte suivant : toutes les entreprises de plus de 9 salariés s’acquittent d’une contribution dénommée "versement transport" exprimée en pourcentage de la masse salariale brute destinée aux AOT (Autorités Organisatrices de Transport), venant financer des infrastructures de transport en commun (tramway, métro, ligne de bus…) d’une agglomération urbaine.

Sur Paris et les Hauts de Seine, le taux du "versement transport" est de 2,60% du total des rémunérations brutes. Conformément à la législation en vigueur, les entreprises concernées appliquent généralement correctement la règle. Pour autant, savent-elles qu’il existe douze possibilités différentes d’optimiser cette contribution patronale ?


En effet, certaines situations particulières, faute d’étude approfondie et de connaissance précise des textes, ne sont pas appréhendées comme la prise en compte des collaborateurs itinérants, les salariés détachés ou hors zone, les salariés logés ou transportés, les sociétés ou établissements nouvellement créés, les entreprises implantées en ville nouvelle, etc. Très souvent, il en résulte en conséquence un surcroît de cotisations.


Identifier des pistes d’économie et en faciliter la mise en œuvre 

Certes, identifier une piste d’optimisation parmi plus d’une centaine de niches sociales requière une réelle expertise et du temps d’investigation, mais cela ne suffit pas en soi. Encore faut-il être en capacité de la faire valider par les organismes de protection sociale et les administrations telles que les URSSAF, les DIRECCTE, les AOT ou les CARSAT*.

Une grande partie du travail des cabinets d’audit dont la rémunération n’est pas calculée en fonction du temps consacré à la mission, mais à la performance (% des économies générées) va donc consister à :

- Accompagner leurs clients à monter leurs dossiers de régularisation ou de demande de remboursement des cotisations indues dans la limite des 36 derniers mois (prescrip-tion URSSAF),
- Suivre et relancer les administrations concernées par les formalités initiées,

- Recommander une modification du paramétrage de paie afin de pérenniser l’optimisation sur les périodes à venir.

* URSSAF : Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité et d’Allocations Familiales.

* DIRECCTE : Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail  
  et de l’Emploi (ex DDTEFP).

* AOT : Autorité Organisatrice de Transport (Syndicat de transport). Ex le STIF, la CUB…
* CARSAT : Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail (ex CRAM).

À qui profite la démarche OCS ? 

Voilà plus de 25 ans que ce type de prestation "gagnant-gagnant" est proposé aux entreprises. Elle rencontre un succès important auprès des grands groupes. Pas d’investissement de départ, des gains importants impactant directement le compte de résultat. Le niveau d’économies atteint selon les cas entre 0,5% et 2% de la masse salariale des entreprises auditées.

Comment donc passer à côté de ce type de démarche ?

Pendant longtemps, les entreprises de 400 salariés et plus ont été privilégiées au regard de leur masse salariale et des gains potentiels. Le marché de l’OCS, de plus en plus mature et concurrentiel, s’étend progressivement à la fourchette basse des PME (150 et plus). Quant aux TPE (moins de 9 salariés), elles sont hélas très loin du cœur de cible des entreprises éligibles à l’OCS en raison des effectifs modestes et de cotisations déjà réduites à la base

Comment sont utilisées ces économies ? 

L’enquête du SYNCOST ne répond pas hélas directement à cette question. Elle met toutefois en évidence un impact relatif des prestations d’optimisation sur la création et le maintien des emplois (63%) contrairement à son impact direct sur la rentabilité de l’entreprise (pour 93,4% d’entre eux).

Il aurait été opportun d’interroger également les DRH, Business Partners au même titre que les DAF, afin de savoir dans quelles mesures l’OCS participe :


- À la valorisation des ressources humaines (compétences, formation…),

- À la gestion des emplois,

- À la mise en œuvre d’un système de prévoyance ou d’autres avantages sociaux,

- Au financement de projets ou solutions RH (système de paie, SIRH, gestion des temps ou des entretiens d’évaluation...).

Ne pas négliger le qualitatif à travers cette démarche 

Réaliser des économies substantielles est certes alléchant d’autant qu’il n’y a pas de mise de départ, mais cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Il faut être vigilant. Il vous appartient de veiller à ce que la démarche OCS n’entraîne pas de dommages collatéraux comme la détérioration des relations avec les organismes sociaux, le risque de redressements URSSAF ou encore la dégradation du climat social.

Tout est question de niveau et de profondeur d’accompagnement de l’offre OCS. Il y a lieu de s’assurer que l’OCS ne s’inscrive pas dans une course effrénée aux économies (et à la facturation) et donne finalement le sentiment au client qu’il sert de "vache à lait".

Aussi, prenez le soin de vérifier certaines clauses contractuelles visant à déclencher une facturation sur la base d’économies estimées et non réelles, c'est-à-dire inscrites au crédit de vos comptes. Attention à la durée et à la reconduction tacite du contrat qui a pour effet de générer des facturations récurrentes sans réelle contrepartie du prestataire au-delà d’une certaine période.


Un réel engagement du prestataire doit être donné afin que la mise en œuvre des économies ne se limite pas à ses seules recommandations ou injonctions. Aussi, privilégier les demandes de remboursement aux URSSAF pour obtenir une décision explicite de celles-ci plutôt que des régularisations à porter sur les déclaratifs. Cela prend plus de temps certes, mais c’est plus sûr. Au-delà même des économies potentielles, il vous appartient de veiller à sécuriser vos pratiques paie et déclaratives.

L’OCS a un vrai sens si la conformité est mise sous contrôle tout en générant des gains de rentabilité et des sources de financement de projets RH. Au-delà donc de son orientation financière, l’OCS a une vraie valeur ajoutée dès lors que le contexte des organisations, la gestion des risques déclaratifs et la qualité de l’accompagnement sont privilégiés. 


Source : Les échos

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